28.11.2007

Fjord fiesta

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Alors, Fantoft, est-ce que c’est vraiment la Norvège ?

 

Tout d’abord, y a environ 50% d’allemands. Le reste c’est des italiens, espagnols, français, japonais… Bref un peu près toutes les nationalités, sauf des norvégiens. Si il y en a quelque uns par ci par là, mais souvent dans les batiments sans cuisine commune.

    Mon voisin est norvégien, mais on le croise tellement peu souvent que personne ne se rappelle de son prénom. J’attends donc l’arrivée des nouveaux au 2e semestre, ils pourront lui demander !

Snakker du Fantoft-engelsk ? (tag dans l’ascenceur) = parlez vous l’anglais-Fantoft ?

Le Fantoft-english. Qu’est-ce que c’est ? C’est tout simple. Pour la plupart des gens ici, l’anglais n’est pas la  langue maternelle (et si c’est le cas on leur demande toujours de répéter 50 fois parce qu’on comprend rien à cause de leur accent…écossais ou américain pour ne pas citer de noms). Alors, souvent les discussions en anglais tournent à la devinette parce que notre vocabulaire est limité. Eh ben oui, comment expliquer paillettes en anglais si on connaît pas le mot paillettes ?!

 Dernières énigmes en date :

-lettre de résiliation = the paper to say bye bye

 -roman photo = you make a story with pictures and you put balloons

-évier: the thing where you put the dishes

Et parfois on a pas d’autre solution que de mimer : lits superposés, tournevis...

 
        Donc pour parler le fantoft english, voici les mots indispensables :

-         stuff

-         or something like that

-         euhhh …yes (avoir l’air sur de soi, meme si on a rien compris. On va pas y rester des heures quoi !)

 Conversation type à Fantoft : on commence en anglais, tranquille, et très vite paf il manque un mot/ on ne comprend pas un mot. Et là ça part un peu dans tous les sens :

-         les allemands : Was ???

-         les français : quoi ???

Et après quelques devinettes-mimes-traduction dans une autre langue, ca revient à la normale. Pour la traduction, il y a deux personnes clefs : Tommy, qui est mi norvégien-mi allemand, et Siri, mi allemande-mi norvégienne et qui a habité en France.

 Il m’est arrivé plusieurs fois d’etre dans l’ascenceur avec des gens que je connaissais pas, et qui me demandent « ehhh are you on Youtube ? » en faisant des mimes avec les mains. Alors une bonne fois pour toute, oui c’est moi.

http://youtube.com/watch?v=LQ_lbZ2aEGc

 

Habiter à Fantoft, ce n’est pas seulement améliorer son anglais. C’est aussi apprendre plein de trucs inutiles : cure dents et fou en japonais, salut beau gosse en danois, pistolet à colle en suédois, salut poupée en espagnol …

            

                                                                    

        Sinon, il y a quelques trucs qui nous rappellent que malgré tout, on est en Norvège :

 -         (la pluie quand on regarde par la fenetre)

-         prendre l’ascenceur pour arriver au 5e ETASJE (prononcer étacheeeeu)

-         écouter la radio norvégienne dans la cuisine. Fantastisk !

-         avoir la liste des verbes irréguliers norvégiens dans les « toalett » :)

-         voir plein de å, ø et æ sur les boites de bouffe

-         lire (essayer de déchiffrer) les journaux norvégiens qui trainent sur la table de la cuisine. Au choix, le Studvest (journal étudiant) de la semaine, ou bien un VG ou Dagbladet qui date d’un mois, donc on peut se fier qu’à la météo !

-         regarder la télé norvégienne. Les Carnets de voyages, en espagnol sous titré en norvégien, la classe !

-         la peluche qui s’appelle John Olav dans notre cuisine (John pour le coté international de Fantoft, et Olav parce que Olav c’est joli. CQFD).

15.11.2007

Etudier en Norvège

Eh oui, malgré les apparences (photos de paysages, de voyages et de soirées), je suis ici avant tout pour les études.  L’année de « mobilité académique » dans le jargon sacro-saint de l’IEP.

Alors, Erasmus en Norvège, ça ressemble à quoi ?

 

Avant tout, une organisation parfaite. Tout est sur internet, en norvégien pour les courageux, ou bien en anglais. Chaque étudiant a son espace sur le site de la fac, avec un emploi du temps au jour le jour, avec les infos pratiques, et les cours (et bien sur les horaires et les salles). Les profs sont joignables par internet, et répondent vite.

Il existe aussi un batiment, le Student Services, ou on peut aller pour toute sorte de paperasses, ou bien si on a une question. C’est eux qui ont organisé la réunion avec la police pour avoir les numéros d’identité norvégiens en début d’année. Et bien sur, au Student services, il faut prendre un ticket pour faire la queue. Très norvégien.

On peut appeler les profs par leur prénom. J’avoue que ça me choque quand meme, quand par exemple les étudiants appellent « Klaraaaaa », notre prof de norvégien, à chaque fois qu’ils ont une question (spørsmål ?!). Et l’absence de vouvoiement en anglais et en norvégien, ça change beaucoup. En France, le prof est derrière son bureau, et pas question de donner son avis sur quoi que ce soit. Ici les cours sont plus interactifs. C’est beaucoup moins « stressant » d’interrompre le prof pour lui demander de réexpliquer ou pour poser une question.

Il y a beaucoup de cours en anglais, pour les étudiants étrangers et aussi pour les Norvégiens. Manque de bol, pas un seul blondinet dans les deux cours que j’ai pris ! Donc il va falloir remédier à ça au 2e semestre !

Il y a beaucoup de journaux étudiants, qui paraissent régulièrement, et en couleur s’il vous plait !

J’ai deux cours à 15 crédits ECTS chacun (il faut 30 crédits par semestre) : Scandinavian politics et Scandinavian geography. Ce qui me fait 8h de cours par semaine. Plus les 6h de norvégien que j’ai pris en option. Je vous voie venir avec vos gros sabots « eh 8h de cours, c’est les vacances, c’est quoi ça, t’es à l’iep oui ou non ?! ». On a quand meme beaucoup de lectures à faire à coté. Genre 1000 pages par cours par semestre. C'est-à-dire un compendium de photocopies qui coute les yeux de la tete. Et les textes sont longs /écrits en tout petit /intéressants /chiants/ pointus (rayez la mention inutile).

Comme il n’y a pas de salles assez grandes pour les examens, souvent ils ont lieu dans des gymnases, des églises ou des hotels. Mon exam de norvégien sera dans la salle de conférence de l’hotel Grand Terminus, tout un programme…

            Et une dernière petite spécialité locale : il faut sa carte d’étudiant pour rentrer dans les toilettes !

 

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04.11.2007

Bergen + Norge = Fa-fa-fa fantastisk

J’aime :

Bryggen, le quai avec les maisons en bois de toutes les couleurs. Plein de touristes (moi la première !), mais je m’en lasse pas.

Longer le Lille Lungegårdsvann, et le Stor Lungegårdsvann aussi.

Prendre le bus quand il pleut et quand le bus roule dans des flaques énormes.

La terrasse de l’USF, meme si j’y vais pas souvent parce que c’est loin.

Voir des bateaux Hurtigruten (la compagnie qui relie Bergen au nord de la Norvège) tous les jours quand je vais en cours (si si, j’ai cours tous les jours !)

Les gens qui font porter des manteaux jaune fluo à leur chien.

L’interdiction de fumer dans les bars. Quel plaisir de rentrer chez soi et de ne pas puer la cigarette.

Ecouter les  Bergenois qui aiment pas Oslo et les Osloites qui aiment pas Bergen.

Les norvégiens qui s’entetent à dire que les Kvikk Lunsj c’est totalement différent des Kit Kat (plus naturel, plus de lait dans le chocolat.. !)

Quand le Brann (équipe de foot) gagne le championnat norvégien et que tout Bergen se met à chanter Heia Brann dans la rue.

Le cours de géo où le prof glisse toujours quelques mots de norvégien dans ses phrases en anglais. C’est tellement plus exotique de dire gamel à la place de old, ou bien stor au lieu de big !

Mais ce que j’aime avant tout dans ce cours de géo, c’est que c’est à la fac de sciences, qui est ma foi fort bien fréquentée !

Les gens de Fantoft qui parlent suédois ou danois.

Variante 1 :Les Bergenois(es) qui portent des bottes, un k-way, et un parapluie meme les jours où il est évident qu’il ne pleuvra pas.

Variante 2 : les Bergenois(es) qui  se promènent avec le parapluie ouvert alors qu’il ne pleut pas/ plus/ pas encore.

Essayer de parler norvégien. Dernier succès en date, l’autre jour j’ai dit « jeg heter Cécile, hyggelig ». Ce qui veut dire je m’appelle Cécile, enchantée. Mais à cause de ma prononciation , le type a cru que je m’appelais Cécile Hyggelig…

 

 

 

J’aime moins :

Quand il pleut tellement qu’on ne voit plus Løvstakken, ni Ulriken (et pourtant, Ulriken « c’est la reine de Bergen » ! )

L’absence de choix dans les magasins en général. Niveau vestimentaire, tout le monde rentre dans le moule H&M, filles et garçons. Mais vu le nombre de magasins c’est vrai que c’est pas évident d’y échapper.

Niveau bouffe, il y a une marque de lait, Tine, et point barre. Donc pas de concurrence, et pas de choix. Sauf si on considère que la brique de lait à 0,5 % de matière grasse, à 11kr, constitue une véritable alternative à la brique de lait à 1% de MG et à 11kr, ou bien la brique à 3% MG et à 11kr !

L’absence de Nutella dans les rayons.

Voir que le prix du poulet atteint 3 chiffres.

Devoir prendre le dernier bus à minuit et demi, sachant que tous les concerts commencent à cette heure là.

Les arrêts de bus sans noms, et les horaires de bus sans plan.

Quand il pleut à l’horizontale à cause de ce foutu vent, et que le k-way devient un accessoire complètement inutile. Mais c’est pas pratique de se balader avec un paravent non plus !

Quand on croit que je m’appelle Cécilia…

Le système des étages. C’est pas clair, je sais, j’explique. En France, le rez-de-chaussée, c’est le rez-de-chaussée. Ici, le rez-de-chaussée, ça s’appelle le 1er étage.  Différence fondamentale me direz-vous, mais ça peut être chiant.

 

 

Je suis toujours étonnée :

 

Quand je vois des drapeaux norvégiens partout, dans des endroits inattendus parfois : chez le coiffeur, dans des bureaux,

Quand vois des filles avec des poussettes à la fac. C’est pas rare d’en croiser. Il y a même des garderies à la fac.

Par la  propreté des toilettes à la fac, dans les bars, bref la propreté en général.

De voir des petits qui portent des mini sacs de rando pour aller à l'école. Eh oui, petit norvégien deviendra grand, très grand, et montera à Ulriken en courant tous les week-ends. 


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